Histoire de la Capoeira… - Mestre Bimba - Mestre Pastinha - Baptême de Capoeira - Systeme de graduation - Saviez-vous que - Musique de Capoeira

 

UN PEU D'HISTOIRE DE LA CAPOEIRA…

 


On peut affirmer que le terme capoeira recouvre les notions de lutte, danse, défense personnelle, art, culture, et qu'il s'agit d'une manifestation et l'expression d'un peuple en quête de survie, liberté et dignité. Mais pour la comprendre en tant que création, il faut d'abord en connaître l'origine, l'évolution et le développement.

"CAPOEIRA" - Littéralement « CAA - APUAM – ERA » ou « CAA-PUERA » - SELON LES EXPERTS - sont des mots tupis (langue indigène brésilienne) qui signifient " forêt coupée". "CAPOEIRA" s'applique aussi à l'oiseau de forêt, l'uru qui a la particularité de simuler le combat contre un autre mâle afin de conquérir la femelle.

Pour développer la colonie nouvellement découverte de l'Amérique du Sud, les Portugais avaient besoin de main d'œuvre suffisante pour les plantations de canne à sucre, coton, café et tabac. Après avoir vainement tenté d'utiliser la main d'œuvre indigène (qui ne supportait pas la captivité et se laissait plutôt mourir), les Portugais apportèrent au Brésil les premiers esclaves noirs en provenance d'Afrique.

En trois siècles plus de ( Navire négrier plein d'esclaves) 80.000 navires firent le trajet entre la Côte de Guinée et l'Amérique du sud. Ils venaient de Moçambique (Bantu), Angola, les Royaumes de la Côte des Esclaves, Golfe du Bénin etc. Le plus grand exode que l'humanité eût jamais connu arracha 40 millions de noirs à l'Afrique. Entre 1813 et 1873 350.000 hommes et femmes au moins etaient volés annuellement, pour être vendus comme esclaves. Desquels à peine 70.000 arrivaient en vie à leur destination.

Les mouvements de la Capoeira sont basés et s'inspiraient des attaques et défenses des animaux, par exemple la ruade du zébre et le coup de tête du taureau. Ou encore de l'observation directe des instruments de travail dont les esclaves cherchait à imiter l'action en utilisant leur propre corps (marteaux, faux). Plusieurs esclaves commencèrent à fuir des "fazendas" (fermes) en profitant de la confusion causée par les invasions hollandaises au Brésil, se regroupant dans des Quilombos comme celui de Palmares qui a le plus marqué le pays par sa taille et son niveau d'organisation.

Les Portugais, après avoir contrôlé les invasions hollandaises envoyèrent des expéditions dirigées par des Capitães do Mato" (métis ou anciens esclaves convetis en chasseurs de primes/esclaves) pour exterminer les Quilombos et recapturer les esclaves. Ils recevaient ordre de capturer le plus grand nombre possible d'esclaves sans les rendre inutilisables pour le travail forcé. Aussi, pour ne pas se faire prendre vivants, les esclaves se réfugiaient dans les forêts et Capoeiras (savanes) et se défendaient avec une telle adresse et violence que souvent ils mettaient en fuite les soldats qui prétendaient les capturer.

C'est ainsi que se répandit la réputation du "jeu de capoeira" dont les noirs fugitifs usaient pour se défendre. Des Quilombos ont surgi de grands héros comme "GANGA ZUMBA" et " ZUMBI dos PALMARES "

Après l'invasion au * Quilombo dos Palmares , les noirs recapturés apportaient dans les fermes et camps le "jeu da la capoeira" qui rapidement s'étendit aux villages et villes. C'était dans les fêtes populaires et dans les villes que les "capoeiristas" se rencontraient pour relâcher du travail forcé et des tortures et oublier leur condition d'esclave. Ainsi, il était commun de les voir se rassembler, jouer des rythmes endiablés, sans trop s'importer de perturber.

En 1888 la princesse Isabel abolit l'esclavage en signant la loi "Áurea". Maintenant libres, les capoeiristas augmentèrent leur renom de combattant, se vêtant de manière particulière, chapeau sur le côté et anneau à l'oreille, provoquant un désordre et réussissant à s'échapper sans dommages. Avec l'avènement de la République en 1889, le maréchal Déodoro da Fonseca nomme chef de la sécurité publique le dénommé Sampaio Ferraz et initie une campagne de lutte contre la capoeira. Tout individu trouvé pratiquant la capoeira était arrêté et après la deuxième fois ils étaient sommairement exilés aux travaux forcés sur l'île de Fernando de Noronha.

Le Code Pénal de 1890 prévoit de 02 à 06 mois de prison aux pratiquants des exercices d'agilité et d'habilité corporelle connus sous le nom de Capoeira . Cette situation perdure et se développe jusqu'en 1932 quand Mestre Bimba tire la Capoeira des rues et l'apporte dans des " académies" où les enseignements sont perfectionnés et les exhibitions en viennent à être vues par les classes sociales supérieures.

En 1934 Gétulio Vargas permet la pratique (surveillé) de la Capoeira dans les académies et endroits fermés et le 09 juillet 1937 le gouvernement reconnaît officiellement la Capoeira en accordant un registre officiel à l'académie de mestre Bimba.

Il est important de souligner que la Capoeira s'est développée principalement à Rio de Janeiro, Recife et surtout à Salvador de Bahia.

À partir de là, la Capoeira prend de plus en plus de place: Cinéma, télévision, journaux, revues…thèses universitaires etc., la Capoeira est présente dans la vie du peuple brésilien et déjà dans plusieurs pays de l'Europe et de l'Amérique du Nord, ainsi comme en Asie, Australie et Afrique. Anciennement une activité pratiquée presque exclusivement par les hommes, la Capoeira passe à être pratiquée aussi par femmes et enfants. Le premier mai 1973, la Capoeira est formellement reconnue comme sport national brésilien .

* voir la rubrique « saviez-vous ? »

 

MESTRE BIMBA retour en haut

(Manoel dos Reis Machado)

1900-1974

M estre Bimba (Manoel dos Reis Machado ) est né le 23 novembre 1900. On peut dire qu'il a changé le destin de la capoeira qui antérieurement était hautement marginalisée.

"En ce temps-là la Capoeira était chose de camionneurs, débardeurs et truands. J'étais débardeur mais j'ai été un peu de tout. La police persécutait un capoeirista comme on persécute un chien maudit. Imaginez seulement qu'un des châtiments administrés aux capoeiristas pris dans des bagarres était de les attacher par les poignets à la queue de deux chevaux. Les deux chevaux étaient libérés et mis à courir à toute allure jusqu'au poste militaire. On commentait, à la blague, qu'il valait mieux se bagarrer près du poste"

Dans son combat pour la décriminalisation de la Capoeira, Mestre Bimba, a introduit dans ce qui était jusqu'alors la Capoeira, des mouvements du "batuque" (ancienne lutte en forme de danse) et a créé aussi une méthode d'enseignement, ses 08 séquences d'enseignement". Cette séquence est une série d'exercices physiques complets et organisés en un nombre de leçons pratiques et efficientes, afin que le débutant en Capoeira puisse de convaincre de la valeur de la Capoeira comme système d'attaque et défense à l'intérieur d'un espace l'espace de temps le plus court possible.

Mestre Bimba fut le premier Mestre à ouvrir une académie en 1932, qui s'appelait "Centre de Culture Physique Régionale" . Confiant en son art, Bimba lança un défi en 1936 à quiconque de l'affronter. Quatre personnes se présenteront. Celui qui lutta le plus longtemps prit une minute et dix secondes à tomber.

 

Dans l'Académie de Mestre Bimba était affiché un règlement comportant neuf régles:

1. NE FUME PAS. IL EST PROHIBE DE FUMER DURANT LES ENTRAÎNEMENTS;

2. NE BOIS PAS. L'USAGE D'ALCOOL NUIT AU MÉTABOLISME MUSCULAIRE;

3. ÉVITE DE MONTRER TES PROGRÉS AUX AMIS EXTÉRIEURS À LA RODA. RAPPELLE-TOI QUE LA SURPRISE EST LA MEILLEURE ARME DE COMBAT;

4. ÉVITE DE DISCUTER DURANT LES ENTRAÎNEMENTS TU PAYES POUR LE TEMPS QUE TU PASSES DANS L'ACADÉMIE ET EN OBERVANT LES AUTRES, TU APPRENDERAS PLUS.

5. TENTE TOUJOURS DE PRATIQUER LA GINGA; (GINGAR)

6. PRATIQUE QUOTIDIENNEMENT LES EXERCICES DE BASE;

7. N'AIES PAS PEUR DE T'APPROCHER DE L'ADVERSAIRE, PLUS TU TE TIENDRAS PRÈS, PLUS TU APPRENDERAS;

8. CONSERVE LE CORPS TOUJOURS DÉTENDU;

9. MIEUX VAUT RAMASSER DANS LA RODA QUE DANS LA RUE

En 1937, Mestre Bimba réussit à enregistrer son École de Capoeira auprès du Secrétariat de l'Éducation, de la Santé et de l'Assistance Publique.

Le 23 juillet 1953, alors qu'il fit une

démonstration au palais pour le Président du Brésil d'alors, Gétulio Vargas (Photo) , il entendit de la bouche de ce dernier les mots suivants:"La Capoeira est l'unique sport authentiquement national". Bimba devenait ainsi le premier capoeirista à être reçu au Palais pour le Président, et à faire une exhibition pour les invités du gouverneur.

En 1971 après une présentation, Bimba reçut promesses et proposition d'un élève de l'état de Goiás, Osvaldo, pour y déménager et y recevoir l'appui et la reconnaissance qui lui manquaient dans Bahia. La réalité fut autre et Bimba fut déçu. L'élève qui avait insisté pour son déménagement ne lui donna pas l'appui qu'il avait promis. Les deux finirent par se brouiller.

Le 5 février 1974, le Mestre Bimba mourut à l'Hôpital Clinique de l'Université Fédérale de Goiânia. Quelques moments avant de subir une embolie cérébrale, Bimba venait de réaliser sa dernière présentation de Capoeira. En hommage au Mestre, les académies de Bahia restèrent fermées pendant sept jours.

En 1979, les mortuaires de Bimba furent transférés à Bahia, à l'initiative de ses disciples, et reposent, depuis 1994, dans l'ossuaire de l'Ordem Terceira do Carmo.

En 1996, il reçoit à titre postume le « Diplôme Honoris Causa », remis par L'Université Fédéral de Bahia pour services rendus à la culture da Bahia.

En décembre 1999, à l'occasion de son centenaire, le Syndicat des Entreprises de transport de passagers de Salvador (Setps) crée un titre de transport à l'effigie du créateur de la capoeira regional.

À Salvador de Bahia dans le quartier de Rio Vermelho est érigé un monument de pierre représentant : un arc solide d'à peu près 3,5 mètres rappelant les formes du berimbau, avec sur sa face plane, un disque en bronze avec le buste de Mestre Bimba. Ce monument est posé sur une base du même matériau, ou l'on trouve une plaque bronze rectangulaire avec les inscriptions suivantes : «Ao Meretíssimo Mestre Bimba, o 1º entre os melhores da capoeira. A Arte Marcial Brasileira. 22 de novembro de 1899 ­ 05 de fevereiro de 1974”

 

MESTRE PASTINHA retour en haut

(1889 – 1981)

V icente Ferreira Pastinha est né à Salvador de 5 avril 1889. Il commença la Capoeira avec un vieux Mestre africain appelé Benedito qui, à voir le gamin de 10 ans se faire battre quotidiennement par un autre garçon, résolut de lui enseigner une manière de se défendre.

Il enseignait la Capoeira aux collègues de la Marine, qu'il avait intégrée à deux ans. Il en sortit à 20 ans et ouvrit sa première école de Capoeira dans le local d'un atelier de vélos. L'école demeura ouverte de 1910 a 1922.

En plus d'être capoeiriste, Mestre Pastinha était peintre, allant jusqu'à donner des cours de peinture à l'huile, ce qui ne l'empêchait pas de travailler comme cireur de chaussure, menuisier, journalier, quand la situation devenait plus difficile.

En 1941, Pastinha fonda le " Centre Sportif de Capoeira Angola - CECA, se différenciants de la Capoeira Regional par les mouvements, les coups de pieds, les rythmes de berimbau et les traditions de la roda. Dans la Capoeira Angola, comme l'explique Mestre Pastinha " le capoeirista utilise d'innombrables artifices pour tromper et distraire l'adversaire. Feint que se retire et revient rapidement. Saute d'un côté et de l'autre. Avance et recule. Feint de ne pas voir l'adversaire pour l'attirer. Tourne de tous côtes et se contorsionne dans une ginga malicieuse et déconcertante"

"Le capoeirista doit avoir en tête que la Capoeira ne vise pas exclusivement à préparer l'individu à l'attaque ou la défense mais à développer en plus au moyen d'exercices physiques et mentaux un authentique état d'équilibre physique et psychique, faisant du capoeirista un sportif authentique, un homme qui sait se dominer avant de dominer l'adversaire. Le capoeirista doit être calme, tranquille et calculateur.

Pastinha et la delegation

En dépit d'être une des grandes célébrités de la vie populaire de Bahia, allant même jusqu'au continent africain - invité par le Ministère des Relations Extérieures du Brésil, comme membre de la délégation brésilienne au " Premier Festival International des Arts Noirs" à Dakar (photo), en avril 1966 - Pastinha, à la fin de sa vie, fut pratiquement oublié. Il en vint à être expulsé de l'endroit où il demeurait et, vers la fin de 1979, déjà aveugle et après avoir été interné un an en Hôpital Publique suite à une embolie cérébrale, il alla à l'abri Dom Pedro II.

Il mourut à 92 ans, le 14 octobre 1981. À son enterrement on lui rendit hommage avec des toques de berimbau .

" Gamin fais attention à ce que je vais te dire: ce que je fais en m'amusant, tu ne fais même pas avec la rage. Ne sois pas prétentieux et irrespectueux, dans la roda de Capoeira, ah! Ah! Pastinha est déjà classé" (Cantiga de Mestre Pastinha).

 

BAPTÊME DE CAPOEIRA retour en haut

Le baptême » consistait à attribuer un surnom à un élève débutant reconnu dans l'école et dans le milieu de la Capoeira.

Ce surnom était son " nom de guerre" : son physique, son quartier, sa profession, sa façon de s'habiller, ses attitudes, ses dons artistiques, tout cela servait de base pour son surnom.

"Batizar" un élève, dans l'Académie de mestre Bimba, c'était le mettre pour jouer pour la première fois au rythme du Berimbau. Le maître choisissait un élève formé et jouait le rythme de " São Bento Grande" qui caractérise la Capoeira Regional. L'élève formé accompagnait le débutant et le forçait à appliquer les défenses et attaques appris. A la fin le maître mettait le débutant dans le milieu de la roda et demandait aux formés de lui donner son surnom ou alors lui même le donnait .Après le choix du surnom tout le monde frappait les mains et le Maître disait: "A Bênção do padrinho" (la bénédiction du parrain), et le débutant en tendant la main au formé recevait une "Bêncão" (coup de pied), qui le faisait tomber . Cependant ce jeu était une rigolade et pas obligatoire. Il y avait des élèves sages qui esquivaient la "bênção". Ce Baptême était une création de Mestre Bimba dans son académie. C'était une caractéristique de la capoeira regional et après le baptême de nombreux élèves il y avait la fête du baptême ou "Fête des débutants ".

SYSTEME DE GRADUATION retour en haut

 

CTE - CAPOEIRAGEM

Vert (reçu le jour du Baptême)
Vert foncé 
Vert - jaune
Vert foncé- jaune
Jaune
Jaune - bleu
Vert – bleu (stagiaire) Instructeur
Bleu (élève formé) INSTRUCTEUR

Vert – jaune – bleu Professor 1 er étage

Vert – jaune – bleu –blanc Professor 2 ème étage
Vert - blanc Contra- mestre 1 er étage
Jaune - blanc Contra- mestre 2 ème étage
Bleu - blanc Contra- mestre 3 ème étage
BLANC Mestre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAVIEZ-VOUS QUE… retour en haut

 

•  "La danse du Zèbre" ou " Ngolo" est un rituel africain où deux jeunes hommes dansaient en se lançant l'un sur l'autre, en donnant des coups et des ruades, jusqu'à ce que l'on déclare l'un d'eux vainqueur. Ce dernier avait le droit de choisir, parmi les jeunes femmes de la tribu, celle qu'il préférait pour prendre comme épouse. Les vieux maîtres disent que la Capoeira est originaire du Ngolo. Cet une possibilité…

•  1600: Fondation présumée des premiers quilombos (villages refusant de se soumettre à la couronne portugaise, peuplés d'esclaves en fuite et de marginaux). Ceux-ci se multiplient par dizaines à la grandeur du pays. Une autre théorie plausible est que la capoeira ait été développée comme forme d'autodéfense dans le but de protéger les quilombos.

•  1667-1695, Quilombo de Palmares (le plus peuplé et le plus connu de tous, véritable État dans l'État), a résisté, a combattu les forces de la couronne portugaise et a survécu presque 30 ans.

•  1695 Défaite du Quilombo dos Palmares . Mort de Zumbi, grand chef de Palmares. Après sa mort il a eu un démembrement progressif de la « République de Palmares ».

•  le 20 novembre 1695 , date de la mort de Zumbi dos Palmares est le « Jour de la conscience noire » au Brésil aujourd'hui.

•  1871 Loi du " Ventre Livre ". À partir de cette date, les fils de femmes esclaves naissaient libres.

•  1885 Loi des sexagénaires. À partir de cette date, les esclaves de plus de soixante ans devinrent libres.

•  1888 « L'Abolition de l'esclavage » au Brésil

•  1890 Le ministre Ruy Barbosa fait brûler tous les documents, toutes les archives concernant l'arrivée des esclaves africains.

•  Que le berimbau est le symbole de la capoeira

•  Dans la Capoeira on utilise dans les coups, toutes les parties du corps :les pieds, les bras et la tête, les coudes…

•  Les "palmas" (frappées de mains) sont seulement utilisées sur les toques de la capoeira regional.

•  On n'achète jamais le jeu d'un professeur ou maître : c'est perçu comme un manque de respect.

•  Dans la Capoeira Regional du Mestre Bimba, l'orchestre était composé d'un berimbau et deux pandeiros

•  Que les capoeiristes portaient un anneau d'or comme insigne de force et de témérité.

•  Que, anciennement, les capoeiristes utilisaient des noms de guerre pour ne pas se faire identifier par la police.

•  Sur le toque de Iúna, on ne chante pas et on ne tape pas des mains. En plus ce jeu est exclusif aux élèves formés, professeurs et maîtres.

•  Le toque Cavalaria était utilisé, à l'époque de l'interdiction de la Capoeira, pour aviser de l'arrivée de la police.

•  Qu'il existent deux styles de Capoeira : Angola et Regional

Chansons de Capoeira retour en haut

 

Paranauê

(Domínio Público)

Paranauê! Paranauê, Paraná!

Eu aqui não sou querido
Paraná
Lá na minha terra eu sou
Paraná

Paranauê! Paranauê, Paraná!

Iê paranauê
Paraná
Paraná Paranauê
Paraná

Paranauê! Paranauê, Paraná!
Vou me embora
Vou me embora
Paraná
Como já disse que vou Paraná

Paranauê! Paranauê, Paraná!
____________________________

 

SÃO BENTO ME CHAMA

(Dominio Público)

Ai ai ai ai

São Bento me chama

Ai ai ai ai 2x

São Bento chamou

Ai ai ai ai

Pra jogar Capoeira

Ai ai ai ai

Me chama que eu vou

Ai ai ai ai
________________________

 

COCO DA BAHIA

(Prof. Papa ) ©Copyright)

Na roda de Capoeira
Na roda de Capoeira

Menino o que vai fazer
Tem que botar o tempêro
Ô aiá
O azeite de dendê

O coco da bahia
É dendê!!!

O coco da bahia
É dendê!!!
________________________

 

O SENHOR MANDOU CHAMAR

Ô aiá
Meu senhor mandou chamar
Ô aiá

(coeur) ô aiá....

E au só vou quando acabar oiaiá

(coeur)

A guerra do Paraná oiaiá....
________________________

 

TEM DENDÊ

Tem dendê, tem dendê
A Bahia tem dendê

(coeur) tem dendê, tem dendê

A Capoeira tendê

(coeur)

O Mercado Modelo tem dendê
________________________

 

CHUÊ CHUÁ

Eu pisei na folha seca
Eu vi fazer chuê chuá
Chuê chuê chuê chuá

(coeur) eu vi fazer chuê chuá

Joga a perna para cima
Joga a perna para o ar

(coeur)

Você diz que dá no nego
No nego você não dá.....
________________________

 

MARINHEIRO SÓ

(Dominio Público)

Eu não sou daqui

Marinheiro só!

Eu não tenho amor

Marinheiro só!

Eu sou da bahia

Marinheiro só!

De SãoSalvador

Marinheiro só!

Ô marinheiro, marinheiro

Marinheiro só!

Quem te ensinou navegar

Marinheiro só!

Foi o tombo do navio

Marinheiro só!

Ou foi o balanço do mar

Marinheiro só!

Lá vem , lá vem

Marinheiro só!

Ele vem faceiro

Marinheiro só!

Todo de branco

Marinheiro só!

Com seu bonezinho

Marinheiro só!

Ô marinheiro marinheiro!!!!
________________________

 

VIM PARA A BAHIA

(Domínio Público)

Vim para Bahia pra lhe ver
Vim para Bahia pra lhe ver
Vim para Bahia pra lhe ver

Pra lhe ver
Pra lhe ver
Pra lhe ver
Pra lhe ver

Pra lhe ver
Pra lhe ver 2x
Pra lhe ver, pra lhe ver, pra lhe ver

Oi

Tava lá na praia da Ribeira
Lá na Bahia que é terra de muito Axé
Minha mãe é uma pobre lavadeira
Que trabalha o dia inteiro
Na colheita do café

Olha eu vim
Vim para Bahia pra lhe ver
Vim para Bahia pra lhe ver
Vim para Bahia pra lhe ver
Pra lhe ver
Pra lhe ver
Pra lhe ver
Pra lhe ver
_______________________

 

Ê LUANDA Ê

Luanda ê pandeiro
Luanda ê pará

Teresa samba sentada
Idalina samba de pé

Ô lá no cais da Bahia
Na roda de Capoeira
Não tem lelê não tem nada
Não tem lelê nem lalá

Oi lai lailá

Ô lelê

Oi lai lailá

Ô lelê…….
________________________

 

VEJA VEJA

Veja veja veja veja iaiá
Ai ai ai ai ai
Veja veja veja veja iaiá
Ai ai ai ai ai

Lá em cima da minha casa tem uma vista boa ai ai
Ai ai ai ai ai
Lá em baixo da minha casa tem uma lagoa ai ai
Ai ai ai ai ai

O menina linda do Ilê Ayê ai ai
Ai ai ai ai ai
Vou cantar vou jogar só pra você ai ai
Ai ai ai ai ai

Lá em cima tem a Lua
Para viajar
Lá em baixo tem o mar
Para nadar
________________________ 

 

LEMBA DO BARRO VERMELHO

Lemba ê lemba
Lemba do barro vermelho

Lemba ê lemba
Do vermelho barro

Lemba ê lemba
Lemba da velha Bahia

Lemba ê lemba
Do mercado popular

Lemba ê lemba
Lemba do barro vermelho

Lemba ê lemba
Lemba do vermelho barro
____________________________

 

PISA CABOCLO

Pisa caboclo
Quero ver você pisar

Pisa caboclo
Pisa lá que eu piso cá

Pisa caboclo
Quero ver você pisar

Pisa caboclo
Na batida do meu samba

Quero ver você jogar
____________________________

 

QUEBRA LA MI CUMUGÊ

Quebra la mi cumugê
MACACO
Quebra la mi cumugê
MACACO
Quebra quebra pra mim ver
MACACO…
________________________

 

VAI VOCÊ

Vai você
Vai você
Dona Maria como vai você

Vai você
Vai você
Dona Maria como vai você

Como vai
Como passou
Como vai você
Dona Maria como vai você
_________________________

 

ABALOU CAPOEIRA

Abalou Capoeira abalou
Abalou deixa abalar
(coeur) abalou capoeira, abalou...
Eu não sou querido aqui
(coeur)
Mas na minha terra eu sou....
________________________

 

BEIRA MAR

É o riacho que corre pro rio
É o rio que corre pro mar
E o mar é morada de peixe
Quero ver você jogar
Cordão de ouro

(coeur)Beira mar auê beira mar
Beira mar auê beira mar

Minha mãe chama Maria
Lavadeira de maré
No meio de tanta Maria
Minha mãe não sei quem é
Quero saber...
(coeur)

 

Histoire de la Capoeira… - Mestre Bimba - Mestre Pastinha - Baptême de Capoeira - Systeme de graduation - Saviez-vous que - Musique de Capoeira